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Actualités

Au sujet du service de Gynécologie-Obstétrique de St Vincent

Déposé le 07 Septembre 2010

Cher(e)s Collègues,
 
Veuillez trouver ci-dessous un message des Prs. Cabrol, Goffinet et Lepercq concernant le service de Gynécologie-Obstétrique de St Vincent  de Paul.
Bien cordialement,
 
 Le Comité de l'Internat

La maternité de Saint Vincent de Paul ne ferme pas en 2011

Centre périnatal IIA

2200 naissances par an

Centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal

Présence d’un interne de médecine générale (urgences)

Participation active de l’interne de gynécologie-obstétrique encadré par un senior

Décisions

Manœuvres obstétricales (sièges, jumeaux)

Extractions instrumentales

Césariennes

Chirurgie d’urgence : GEU, annexes

Consultation hebdomadaire

Enseignement théorique

Bibliographie hebdomadaire

Dossiers médico-judiciaires

Pr D. CABROL Pr F. GOFFINET Pr J. LEPERCQ

Gala

Déposé le 13 Mai 2010

 

Gala du Syndicat des Internes des Hôpitaux de Paris - 25 Juin 2010


Chers Collègues, Chers amis,


C'est avec une joie non dissimulée que le Comité de l'Internat vous annonce le "Gala du Syndicat des Internes des Hôpitaux de Paris", le Vendredi 25 Juin 2010.

Ce projet, en gestation depuis des années, était un des objectif du Bureau lors de son élection et nous y sommes enfin!

Le format de la soirée sera celui d'un cocktail dînatoire suivi d'une soirée club (20h-06h), Tenue correcte exigée.

Pour les informations pratiques:

Quand ? Vendredi 25 Juin 2010 à partir de 20h

Où ? Les Salons du Louvre, 66 rue Jean-Jacques Rousseau 75001 Paris

Qui ? Cette soirée est destinée aux Internes des Hôpitaux de Paris, chaque Interne peut prendre une place pour l'invité de son choix (interne ou non).

Combien ? 20 euros par personne

Comment ? Uniquement en prévente, pas de vente sur place.

Attention: Le nombre de place est limité!


Réservez dès à présent, pour ce faire il suffit de remplir ce formulaire et de l'envoyer accompagné du réglement des places à SIHP, 17 rue du Fer à Moulin 75005 Paris, les chèques sont à adresser à l'ordre du SIHP.

Pour tout renseignement: sihp@sihp.fr - 01.45.87.28.39.


Nous vous attendons,

Confraternellement et Festivement,

Le Comité de l'Internat

Retrouver également toutes les informations sur le flyer: Recto et Verso

Soirée Installation

Déposé le 16 Avril 2010

Le 16 Avril 2010

Soirée s'Installer en Île de France - 18 Mai 2010

Organisée avec le soutien de l'Union Régionale des Médecins Libéraux d'ïle de Franc, le SCCHAP et le SRP-IMG.

La fin de votre internat est proche, vous vous posez des questions sur la médecine libérale, cette soirée est faites pour vous!

Où: La Maison des Centraliens, 8 Rue Goujon, 75008 Paris

Quand: Le 18 Mai 2010 à 20h

Les présentations seront suivies d'un cocktail dînatoire.

Venez nombreux!

 

Programme de la soirée

Prix de l'Académie Nationale de chirurgie 2010

Déposé le 16 Mars 2010



 



www.bium.univ-paris5.fr/acad-chirurgie/ 



PRIX DE L’ACADÉMIE NATIONALE DE CHIRURGIE 2010



Prix décernés sur candidature



(Adresser à l’Académie lettre de candidature, CV et un exemplaire de votre travail)



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Voyage de la Mémoire

Déposé le 09 Mars 2010

 

 

Voyage de la Mémoire

 

Fidèle au devoir de mémoire, l'AMIF(Association des Médecins Israélites de France) organise un voyage à Auschwitz pour la 3 ème année consécutive d'une journée, le mercredi 24 mars 2010, dans le cadre d'un projet d'un partenariat entre l'Espace Ethique de l'APHP et  l'Union des Déportés d'Auschwitz, avec le soutien de la Fondation de la Mémoire de la Shoah.

Le Docteur Bruno Halioua, Secrétaire Général de l'AMIF propose d'offrir ce voyage de la mémoire à 5 IHP qui seraient intéressés.

  

 Ils seront accompagnés par des anciens déportés  ayant exercé la fonction d'infirmier ou de médecins dans les "reviers" d'Auschwitz Birkenau.

Ce voyage présente l'intérêt de s'adresser à ceux qui seront les soignants de demain et qui seront confrontés aux défis éthiques de demain. Nous sommes tous conscients de l'importance de sensibiliser ces jeunes sur la Shoah . A l'issue de ce voyage, ils pourront à leur tour témoigner de ce que la nature humaine a produit de plus barbare mais surtout ils pourront perpétuer un message  porteur d'espérance.

Contact : Docteur Bruno Halioua : 06 60 28 82 82

 

Vaccination (suite)

Déposé le 01 Février 2010

Dernières informations sur la campagne de Vaccination

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Vaccination: les réquisitions d'internes désorganisent les hôpitaux

Déposé le 06 Décembre 2009

PARIS - Le président du Syndicat des internes des hôpitaux de Paris (SIHP), Benjamin Chousterman, a dénoncé samedi un risque de désorganisation des hôpitaux du fait des réquisitions d'internes pour participer à la campagne de vaccination contre la grippe, dans une déclaration à l'AFP.

"La police va chercher des internes dans les hôpitaux pour les amener dans les centres de vaccination. On leur dit que la vaccination prime sur leur garde à l'hôpital", a expliqué le président du SIHP, qui met en cause une "très grande désorganisation dans la campagne de vaccination".

"J'ai été prévenu hier soir par la direction de l'hôpital que je devais me présenter dans un centre de vaccination aujourd'hui à 15 heures, alors que j'étais d'astreinte à l'hôpital. Un patient devait être opéré en urgence pour une ischémie, une artère de la jambe bouchée", a expliqué à l'AFP William Mamane, interne en chirurgie vasculaire à l'Hôpital Saint-Joseph à Paris.

"On m'a quand même envoyé au centre de vaccination, en affectant un chirurgien viscéral pour aider le chirurgien senior pendant cette opération. C'est comme si on envoyait un plombier aider un serrurier", a expliqué l'interne.

"Du coup s'il y a une péritonite ou une appendicite à opérer d'urgence, le chirurgien viscéral est occupé à déboucher une veine dans le service d'à-côté", explique-t-il.

"Nous sommes d'accord pour vacciner, mais pas pour désorganiser le fonctionnement des hôpitaux, et faire courir un danger majeur à des patients manifestement malades, pour une vaccination contre un danger bien plus hypothétique", a estimé M. Chousterman, qui demande une limitation des réquisitions à "deux ou trois jours par mois".

"Il est possible que des policiers se soient présentés dans des hôpitaux pour remettre en mains propres des ordres de réquisition. En aucun cas, il n'a été rapporté qu'il y ait eu du personnel hospitalier pris de force", a-t-on indiqué à la Préfecture de police.

Lors de sa visite d'un centre de vaccination parisien, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux n'a pas souhaité répondre aux questions concernant les critiques faites par les étudiants infirmiers sur les conditions de réquisition.

(©AFP / 05 décembre 2009 19h39)

Le point de vue des futurs médecins généralistes

Déposé le 31 Janvier 2009

Le point de vue des futurs médecins généralistes
 
  Thomas Cartier, Vice-Président du SIHP, Référent de Médecine Générale
  Youri Yordanov, Trésorier du SIHP, Référent de Médecine Générale
 
 
 

La médecine générale est en train de vivre, en France, probablement le tournant le plus important de sa jeune histoire. Dans la loi HPST, sont détaillées pour la première fois les missions du médecin généraliste du premier recours, regroupant notamment les rôles de premier contact, d’intégration et de coordination du parcours de soins, de prévention et promotion de la santé, de permanence des soins. Loin des exemples anglais ou scandinaves qui ont mis les soins primaires au centre de leur politique de soins depuis de nombreuses années, la France et ses ordonnances Debré de 1958 consacrant l’hospitalo-centrisme ont pris du retard dans ce qui apparaît comme les soins les plus efficients (rapport qualité/coût). Le mouvement avait été initié par la réforme du parcours de soins et l’instauration du médecin traitant, posant ainsi les premières pierres d’un système possible de « gatekeeping » à l’anglaise.

Parallèlement à la reconnaissance de l’intérêt des soins exercés par les médecins généralistes, croît la reconnaissance universitaire de cette discipline. Les premiers chefs de clinique en médecine générale ont été nommés l’année dernière, le DES est désormais bien implanté, la sous-section « médecine générale » a été créée à la CNU, les nominations de professeurs et maîtres de conférence titulaires à la place des statuts d’associés actuels ont été promises et devraient paraître sous peu. Malheureusement, concernant l’enseignement et la recherche, il reste également beaucoup à faire : mise en place du stage d’externe en libéral impossible à réaliser du fait d’un manque de maîtres de stage ambulatoire, concrétisation des capacités requises pour l’attribution des postes, sous-dimensionnement des postes universitaires dans les départements de médecine générale par rapport aux autres spécialités…

Concernant l’exercice de la médecine générale, il existe aussi des préoccupations sur la pratique quotidienne actuelle et future des praticiens. En effet, par cette définition précise de la loi de leurs missions, ils se retrouvent en première ligne pour assurer l’accessibilité aux soins. Cette accessibilité s’exprime à travers plusieurs dimensions.

La première est l’accessibilité financière des soins. En tant que futurs médecins, nous demandons avec fermeté que le tarif de la consultation d’un médecin spécialiste en médecine générale soit aligné, dans un premier temps, sur le tarif de la consultation des autres spécialistes. Bref, que C=CS, mais également toutes les autres codages accessibles au spécialiste clinicien. Et ce, le plus rapidement possible. Ceci permettrait de mettre en pratique la nouvelle supposée équivalence entre généralistes et autres spécialistes et de permettre ainsi à notre profession de bénéficier de la reconnaissance qui lui est nécessaire, si on veut réellement la mettre au cœur du dispositif de soins. Ce qui heurte à cette équivalence rapide entre les 2 catégories est la mission d’accessibilité financière du médecin généraliste. En effet, augmentation du C signifie augmentation de la part laissée à la charge de l’assuré social (le ticket modérateur), puisqu’elle est proportionnelle au prix de l’acte. Or, dans un pays comme le nôtre où la conjoncture économique est incertaine, on remarque que de plus en plus de patients décident de se passer d’assurance complémentaire permettant de prendre en charge ce montant. De plus, le poids des ALD se ferait encore plus durement sentir, puisque les médecins généralistes exerçant à leur écrasante majorité en secteur 1 (et les nouveaux n’ayant droit qu’à ce mode d’installation), le prix des actes complets à rembourser par l’Assurance-Maladie croîtrait rapidement. Ainsi, plutôt que de chipoter pour gagner 1 € comme c’est le cas dans les négociations conventionnelles actuelles, qui traduit une politique misérabiliste pour la médecine générale, donnant une impression de médecins quêteurs de l’aumône de la CNAM, nous souhaitons aller plus loin et proposer une part de rémunération à la capitation. Il s’agit de payer le médecin généraliste d’une somme fixe annuelle en fonction du nombre de patients qui l’ont déclaré comme médecin traitant, stratifié selon l’âge, le sexe et le profil de santé du bassin de population. Ceci se fait déjà partiellement pour les patients en ALD, puisqu’un forfait ALD de 40 € par an et par patient a été mis en place. Nous souhaitons donc l’étendre à l’ensemble d’une patientèle, permettant ainsi de réduire la part du paiement à l’acte, système inflationniste et prompt à certaines dérives. De plus, la capitation permet d’ancrer le médecin généraliste dans son rôle communautaire et quelque part de reconnaître financièrement le rôle de service public qu’il assure tout en restant indépendant dans son art. Ce dispositif de capitation peut sembler aller de pair avec un système de rémunération à la performance, comme les Anglais l’ont fait, ce qui leur a permis d’augmenter très substantiellement leur rémunération. En effet, les performances demandées ont été très rapidement atteintes, à l’origine d’une amélioration de la qualité de la prise en charge des patients. En tant que jeunes médecins, nous devons nous positionner comme les garants de soins de qualité au meilleur coût global et ceci nous paraît être un bon moyen d’y parvenir. La démarche de la capitation et de la rémunération à la performance doivent cependant être d’abord testées comme options dans le contexte français et surtout ne doivent pas être exclusives en signant l’abandon du paiement à l’acte ou du salariat (centres de santé) traditionnels.

La seconde dimension de l’accessibilité est géographique. Ce fut un des points leader de notre mobilisation nationale il y a un an et 15 mois plus tard, il est toujours en question. En zones rurales ou semi-urbaines, le médecin généraliste n’est pas qu’un médecin de famille, c’est un médecin de communauté également. Il est souvent interpellé sur des problèmes locaux nécessitant son expertise scientifique, participe à la gestion de l’urgence locale (AVP par exemple) en relation avec les centres 15 et 18, intervient dans des actions de prévention et promotion de la santé. Un maillage territorial équitable des médecins de premier recours paraît donc indispensable. Il est intrinsèquement très dépendant de la politique d’aménagement du territoire. On ne peut pas imaginer de rendre obligatoire la présence d’un médecin là où il n’y a plus d’école, plus de Poste, plus de commerçants ou plus de services culturels. Il faut trouver dans ce domaine des moyens incitatifs innovants pour y attirer les médecins généralistes, tous formés principalement en CHU, c’est-à-dire dans un pôle urbain de forte densité. Un des moyens incitatifs proposé est l’établissement de maisons de santé, permettant le regroupement de plusieurs médecins généralistes en association avec parfois quelques créneaux horaires de spécialistes, des paramédicaux (infirmiers, kinés…). En effet, elles permettent de rompre l’isolement professionnel dans lequel se trouvent les médecins généralistes exerçant solo dans ces zones et rencontrent les aspirations de notre génération qui tend vers la volonté d’exercer la médecine en petit collectif. Elles permettent également d’augmenter l’offre de soins en favorisant l’émergence de services plus techniques (appareils d’imagerie, salles de plâtre…), l’offre de formation (mise à disposition d’une salle d’examens pour les internes/externes) et la qualité de vie des médecins y participant (remplacements faciles entre confrères, staff médicaux sur les dossiers complexes, répartition des visites, paiement possible par salariat ou actionnariat…). Il faut cependant veiller à ce que le maillage territorial ne se transforme pas non plus en gestion soviétique, faisant perdre à la médecine générale son caractère libéral. Oui, des médecins doivent pouvoir continuer à s’installer en solo s’ils le souhaitent et être rémunérés individuellement, participer à des réseaux de soins à titre individuel et organiser dans leur périmètre d’installation les prérogatives communautaires qui sont les leurs. Non, l’installation des jeunes praticiens ne doit pas se faire obligatoirement à plusieurs, non, il ne faut pas d’obligation de « remplir » le territoire, non, les critères de choix du lieu d’installation ne doivent pas être liés aux contrats avec l’Assurance-Maladie et notamment au niveau de la rémunération par risque de pénalités. Pourquoi faire payer à des médecins libéraux le prix d’une politique défaillante de l’aménagement du territoire ? Le ferait-on payer aux autres professions libérales, aux artisans ou aux commerçants ? Certainement pas, alors pourquoi les médecins ?

La troisième et dernière dimension de l’accessibilité est temporelle. Les médecins généralistes sont tenus d’assurer la permanence des soins 24h/24 sur le territoire. En effet, de par l’étendue de leurs compétences, ils sont les seuls professionnels de santé à pouvoir répondre, en première ligne, à l’ensemble des problèmes sanitaires collectifs ou médicaux personnels qui peuvent se présenter à tout moment. Actuellement, la permanence des soins n’est pas effective dans l’ensemble des départements français, malgré des revalorisations tarifaires récentes très incitatives. L’une des principales raisons invoquées est la succession trop rapide des tours de garde dans les zones où il existe un sous-effectif médical. Si certains médecins ont choisi l’exercice libéral, c’est notamment pour éviter de participer aux tours de garde obligatoires qui existaient alors à l’hôpital. Une autre cause à cet échec actuel de la permanence libérale des soins est qu’elle est souvent organisée à l’échelle d’un territoire vaste géographiquement et que les médecins situés à la périphérie de ce territoire doivent accomplir de longs trajets en voiture pour se rendre sur le lieu de la visite à effectuer. Ainsi est proposée l’idée de maisons médicales de garde, dont les locaux peuvent être prêtés par une maison de santé, situées idéalement au centre du territoire concerné par la permanence des soins, où les patients viennent consulter le dimanche, les jours fériés et la nuit et d’où le médecin de permanence peut se rendre plus facilement sur les lieux d’urgence. Il semblerait, à première vue, qu’il s’agisse d’une excellente initiative, qui pourrait bénéficier de l’appui financier et promotionnel des nouvelles ARS, mais il faut se méfier de 2 écueils. Le premier reste le nombre de médecins impliqués dans le tour de garde. Maison médicale de garde ou non, si celui-ci est insuffisant, le dispositif ne rencontrera que peu d’adhésions de la part des professionnels. Le second reste la promotion des mesures. En effet, si les Urgences hospitalières se retrouvent autant engorgées de problèmes de médecine ambulatoire sans gravité, c’est aussi en partie parce que les dispositifs libéraux de permanence des soins sont peu connus du grand public : multiplicité des numéros d’appel, relations parfois tendues avec les centres 15, interdiction de publicité… Ainsi, comme pour les deux autres dimensions, la question de l’accessibilité semble ne pouvoir se résoudre qu’avec concertation des professionnels et mesures incitatives plutôt que par force de loi et mesures coercitives.

Malheureusement pour notre génération, ces interrogations nous semblent être mal relayées par les syndicats de médecins seniors. D’une part, entrent en jeu des calculs politiques, comme c’est le cas pour MG France qui, en affichant sa volonté de signer des deux mains les propositions du gouvernement ou de la CNAM, espère pouvoir retrouver une place dorée aux débats en cours sur les négociations conventionnelles. D’autre part, pour cacher l’insuffisance de formation initiale et continue d’une partie non négligeable de leurs membres, ils refusent tout contrat mettant en jeu des indicateurs de performance. Notre position, en tant qu’avenir de la profession, doit être claire.

Il nous paraît d’abord important de reconnaître la spécificité des tâches de chacun, des risques pris dans l’exercice des différents types de médecine et d’éviter les divisions entre les médecins. Nous nous devons de former un corps uni, toutes spécialités confondues. Ainsi, les propositions récemment entendues, et approuvées par MG France, de diminuer le remboursement de certains actes médico-techniques afin de revaloriser le C nous paraissent contre-productives. Il ne faut pas taper sur les uns pour redonner aux autres. Si une revalorisation tarifaire de la médecine générale est nécessaire (et elle l’est), c’est à la société, et non aux autres professionnels de santé, de la supporter. D’ailleurs, ce coût n’est que transitoire, puisqu’orienter notre système de santé vers les soins primaires permettrait, à l’image des autres pays développés, de réduire au final les coûts. On peut également citer l’ISNIH qui, au sortir des EGOS, avait proposé que des mesures coercitives à l’installation ne soient proposées qu’aux seuls généralistes…

Il nous paraît nécessaire de promouvoir les spécificités de la médecine générale telle que nous voulons la pratiquer. A savoir que nous ne sommes plus le parent pauvre de la médecine, que, comme dans les autres spécialités, nous avons appris à utiliser l’Evidence Based Medicine, que nous sommes capables d’élaborer des guides de pratique clinique, que nous sommes capables également de les critiquer pour mieux les adapter à la prise en charge particulière des patients, bref que nous sommes tournés vers une médecine au service de la qualité pour le patient, rationnelle dans ses choix et non plus une médecine pour le confort de ceux qui l’exercent. Là-dessus, nous sommes aussi en contradiction avec les syndicats senior, puisqu’introduire un paiement à la performance nous paraîtrait opportun, tant nous nous savons capables d’effectuer des soins de qualité, grâce, notamment, à l’amélioration spectaculaire de notre formation initiale.

Enfin, dans un contexte de pénurie démographique à venir, le travail réel des médecins généraliste va croître en quantité. Nous demandons donc que soient écoutées les propositions des jeunes médecins généralistes concernant leurs envies et le contour de l’exercice de la médecine qu’ils veulent pour l’avenir et non rester sur des combats d’arrière-garde comme certains syndicats senior le font ou en profitant de notre relative impopularité dans la population générale pour mieux nous imposer des contraintes comme le font les gouvernements successifs ou les responsables de l’Assurance-Maladie. C’est à nous, et c’est ce que défend le SIHP chaque jour en usant de toute l’influence qu’il peut, de construire notre future pratique et non à eux de nous l’imposer.

 

Réforme de la biologie médicale : une remise en ca

Déposé le 31 Janvier 2009

Réforme de la biologie médicale : une remise en cause de l'exercice libéral ?

Géraldine Jacob, Membre du Comité, Référente de Biologie Médicale

Thomas Nenninger, Secrétaire Général Adjoint de l'ISNIH, Interne de Biologie Médicale

 

Objet d'un chapitre du projet de loi « Hôpitaux, Santé, Patients, Territoires » (1), la biologie médicale française se trouve au cœur d’une tourmente sans précédent qui concernera à court ou moyen terme l’ensemble des professions libérales exerçant sous forme des Sociétés d’Exercice Libérale (SEL).

L’affaire remonte à avril 2006. Le Commissaire Européen chargé du marché intérieur adresse au Gouvernement français une mise en demeure sur certains aspects de la législation française relatifs aux laboratoires d’analyses médicales. Cette procédure fait directement suite à une plainte déposée auprès de la Commission Européenne par une société française exploitant des laboratoires de biologie médicale de type « groupe financier », gênée visiblement dans son expansion par la réglementation française et s’appuyant sur le droit communautaire de liberté d’installation et de libre concurrence.

Fin 2007, Roselyne Bachelot-Narquin charge le Dr Michel Ballereau (conseiller général des établissements de santé) de coordonner, en lien avec son cabinet, les trois groupes de travail qui réuniront l’ensemble de la profession, à savoir les syndicats de biologistes (libéraux, internes et hospitaliers), ainsi que les deux Ordres professionnels concernés (médecins et pharmaciens). Le rapport Ballereau, aboutissement de 9 mois de travail, a été remis en septembre à la ministre en proposant les modalités d’une réforme en profondeur de la biologie médicale.

Fort de ces conclusions, le Gouvernement s’apprête donc, en shuntant délibérément le processus parlementaire à ordonner l’ouverture à 100% du capital des Sociétés d’Exercice Libérale de biologie médicale (jusqu’à présent limité à un maximum de 25%), qui préservait ainsi l’indépendance des professionnels de santé y exerçant, en garantissant la maîtrise de leur outil de travail médical, et la liberté encadrée de leurs honoraires.

Actuellement, les professions de santé exerçant sous forme de SEL sont multiples : biologistes, médecins, chirurgiens, radiologues, anatomo-pathologistes, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens… La souplesse de cette forme juridique, de même que l'attrait fiscal de la rémunération par dividendes qu'elle permet ont récemment fait exploser le nombre de création de ce type de sociétés médicales.

Cette frappe chirurgicale repose sur une application dogmatique et aveugle des règles européennes de "libre concurrence" au détriment même d’un autre principe qui reconnaît aux Etats membres un droit de subsidiarité dans un domaine spécifique comme l’est celui de la santé publique. Ce principe dit "de subsidiarité", créé spécifiquement pour certains domaines, dont la santé, est en fait le droit des Etats à réglementer eux-mêmes certains secteurs politiques, sans avoir à répondre aux impératifs européens.

 

La Santé, considérée par les analystes et experts financiers comme un secteur à la fois extrêmement attractif et dénué de risque, n'appartient pas directement (pour des raisons éthiques et sociales historiques évidentes) au champ de compétence de la juridiction Européenne. C'est donc un angle d'attaque insidieux qui a été retenu afin de permettre la déréglementation de ce marché afin de l'ouvrir aux capitaux extérieurs.

En France, le biologiste est un acteur de santé de première importance et non un simple prestataire de services, plus de 80% des diagnostics médicaux s’appuient sur les analyses de biologie médicale pour une dépense totale stable représentant 2% des remboursements assurés par la Sécurité Sociale.

Le biologiste répond donc à une indépendance et une éthique de santé publique qui ne sauraient être supplantées par une seule logique financière ou de maximisation des bénéfices. Rappelons que les Codes de déontologie des médecins placent le principe de d’indépendance parmi les devoirs généraux communs à toutes les spécialités : ainsi, le médecin ne peut aliéner son indépendance professionnelle sous quelque forme que ce soit» ; ainsi, « toute association ou société entre médecins en vue de l’exercice de la profession doit faire l'objet d'un contrat écrit qui respecte l'indépendance professionnelle de chacun d'eux » (2)

La conception française de la santé sous-tend des valeurs de qualité, de proximité et d’égalité d’accès, axée sur l’individu.

Inévitablement, l’arrivée de tiers non professionnels dans le domaine de la Santé engendrera des « dommages collatéraux » évidents et immédiats, aussi déplorables pour nous, praticiens de santé, que néfastes pour nos patients.

Parmi ceux-là, la perte de contrôle de notre outil de travail au profit d’une invisible loi économique de rentabilité, bien éloignée des principes de délivrance du meilleur soin à nos patients ou encore la disparition annoncée des structures les moins rentables avec en corollaire un risque en termes d’inégalité dans l’accès aux soins au niveau territorial. A terme, le marché pourrait même se resserrer autour de quelques groupes puissants formés en oligopole et augmentant tarifs et volumes après une phase d’élimination de la concurrence des SEL « traditionnelles ». Encore plus grave, c’est la relation entre le professionnel de soins et le patient même qui serait menacée d’un appauvrissement.

Cette volonté de donner le pouvoir de décision à des groupes économiquement puissants et non plus à des individus formés et soumis à une éthique professionnelle marquerait-t-elle une dérive généralisée vers une « médecine industrielle » ?

Enfin, cela signe la fin de la possibilité offerte aux jeunes professionnels de devenir propriétaires de leur outil de travail, leur puissance financière étant dérisoire au regard des spéculations de rachat et les assignera finalement à un salariat contraint.

 

Face à ce constat, les négociations que nous avons menées lors des groupes de travail ministériel, reprises en grande partie dans le rapport sur la réforme de la biologie médicale (3), se sont avérées extrêmement positives, réaffirmant l’importance de la médicalisation de notre profession (menacée avec les autres spécialités médico-techniques de basculer dans le domaine des services, régi par des lois de commerce et non plus de santé), de la  démarche qualité dans nos laboratoires ainsi que de l’efficience des dépenses de santé.

Il reste cependant en marge de cela un point d'achoppement à ces négociations, lié en particulier à un très lourd dispositif de lobbying qui s'est exercé et s'exerce encore tant au niveau présidentiel qu'au niveau européen, prédisant un très probable dérapage annoncé quant aux objectifs réellement poursuivis.

 

Alors que le parlement s’est prononcé le 4 août 2008 dans la loi de la modernisation de l’économie pour que le capital social des SEL ayant pour objet l’exercice d’une profession de santé ne puisse être détenu au-delà de 49,9% par des non professionnels, la volonté du gouvernement de légiférer par ordonnance sur un principe remettant en question les fondements même de notre pratique libérale nous apparaît comme un historique déni de démocratie.

Encore plus grave, nous apprenons récemment que des groupes assurantiels, primitivement écartés de la possibilité de rentrer dans le capital de ces SEL (pour des raisons évidentes d’éthique) se positionnent aujourd’hui pour investir massivement dans le diagnostic médical, avec l’autorisation pleine et entière du gouvernement.  L’enjeu dépasse ainsi la simple libéralisation de notre profession et augure celle d’une révolution en matière de conception de la Santé dans notre pays.

 

Vous avez peut être pris connaissance dans les médias des positions communes portées par les représentants des professionnels, des valeurs que nous défendons, ainsi que nos actions, qui montent rapidement en puissance. Ce sont l'une des facettes de notre ligne de défense, sans précédent en médecine, la mobilisation des 5 Ordres professionnels en est la preuve (4), engagés afin de défendre la liberté de l'exercice professionnel médical, notre éthique médicale ainsi que la santé de nos patients.

Au terme de votre lecture, vous  l’aurez probablement compris, la réforme de notre profession est une remise en cause brutale des fondements mêmes de nos valeurs et de notre pratique libérale imposées de toute évidence au nom d’intérêts strictement privés et sans perspective d’amélioration de qualité ou d’efficience dans le domaine de la Santé.

 

Notre système de soin est le reflet de notre société. La France a développé une médecine de qualité exceptionnelle, bâtie autour d’acteurs publics et privés, qui dans une indispensable synergie, délivrent les meilleurs soins du monde, au meilleur coût, aux patients français.

Ceci n'a été possible que par la sanctuarisation de notre profession, encadrée par des lois, un code éthique, et un Ordre, dont les uniques objectifs ont été d'éviter que le seul aspect financier ne vienne impacter les soins prodigués à nos patients.

Nous soutenir sera donc pour certain d'entre vous un noble acte de solidarité, pour d'autres un joker pour l'avenir, ou même, pour d'autres encore, une farouche nécessité afin d'exercer une médecine qui demeurera de ce fait protégée des impératifs commerciaux qui tentent de s'immiscer dans la subtile relation synallagmatique unissant médecins et patients.



(1) Article 20 et 21 du projet de loi sur la réforme de l'hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires

(2) Articles R. 4127-5 et R. 4127-91 du Code de la santé publique.

 

(3) Rapport Ballereau sur la biologie médicale daté du 23 septembre 2008

 

(4) Communiqué de presse du 18 avril 2008 « Non à la mainmise des investisseurs financiers

sur les professionnels et les services de santé » Conseils nationaux des Ordres des médecins, des pharmaciens, des chirurgiens-dentistes, des masseurs-kinésithérapeutes et des sages-femmes.

Inscription en DES de Médecine Générale

Déposé le 29 Septembre 2008

 

Tous les étudiants qui choisissent la médecine générale en Ile de France doivent obligatoirement se pré-inscrire sur le site Internet du DES de MG d’Ile de France.

C Allez à l’adresse suivante : http://www.des-mg-idf.fr/

Vous arriverez sur la page d’accueil

 

C Cliquez sur la case : Formulaire d'inscription du DES de Médecine Générale

Vous arrivez sur le formulaire d’inscription :

C N’oubliez pas pour terminer de VALIDER en cliquant sur la case " Envoyer "

Il existe 7 UFR de médecine en Ile de France : Bobigny, Créteil, Paris-Sud, Paris 5 Descartes, Paris 6, Paris 7 et Paris Ouest

Chaque faculté a un quota d’internes autorisés à s’inscrire.

Vous devez choisir par ordre préférentiel 3 facultés.

Les places seront attribuées en fonction du rang de classement.

Les internes qui ne se pré-inscriront pas avant le 28 septembre 2008 perdront le bénéfice de leur rang de classement et seront affectés en fonction des places restantes.

Votre affectation vous sera adressée à partir du 30 Septembre.

Pour tout renseignement :

Anne-Marie GRATADOUR
Secrétariat de la Coordination du DES de médecine générale Ile de France
156, Rue de Vaugirard
75730 Paris Cedex 15
Tél. : 01 40 61 54 22 Fax : 01 40 61 54 95 Anne-Marie.Gratadour@parisdescartes.fr

Etats Généraux de l'Organisation de la Santé

Déposé le 06 Février 2008


Actualités sur les Etats Généraux de l'Organisation de la Santé.

Retrouvez cette actualité dans le dossier consacré aux EGOS


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Modification des congés maternité

Déposé le 16 Novembre 2007

La loi n° 2007-293 du 5 mars 2007 réformant la protection de l'enfance, dans l'article 30 du titre VI, modifie les règles de prise du congé maternité. Toute salariée peut désormais réduire le congé pré-natal (qui débutait jusqu'alors 6 semaines avant la date présumée d'accouchement)de 3 semaines au maximum ; le congé post-natal est alors augmenté d'autant. Les conditions de ce report : avis favorable du médecin qui suit la grossesse.^ Les internes, régis par le Code du Travail sont concernées par cette modification.

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