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Abrégé de l'Histroire de l'Internat en France

Avant la Révolution, la Société royale de médecine envisage la réunification des formations entre la Faculté de médecine et l’Ecole de chirurgie. Elle assure qu’admettre des internes logés et nourris par l’hôpital permet une meilleure formation à la fois en chirurgie et en médecine.

 

En 1802, un rapport remis au ministre Chaptal préconise la création d’un concours jugé au mérite pour les postes d’externes et d’internes. Ainsi est né l’Internat le 4 ventôse de l’an X (10 février 1802).

Les internes travaillaient déjà à temps plein pendant au moins 4 ans comme leurs prédécesseurs, les compagnons chirurgiens barbiers. Les patrons dirigeaient à mi-temps, le matin, les services ; ils consultaient en ville et visitaient leur clientèle privée les après-midi.

 

À la Restauration, les professeurs eurent le droit de choisir les malades à présenter à leurs étudiants pour leur formation, créant ainsi des services de spécialité. Les femmes purent devenir internes à la fin du XIX° siècle ce qui suscita beaucoup de polémiques.

L’hôpital public a eu pour vocation de soigner uniquement les indigents jusqu’en 1941, puis il est devenu un véritable établissement de soins. L’hospice, quant à lui, accueillait enfants abandonnés, fous, vieillards, incurables, invalides.

La Loi Debré de 1958 a unifié les carrières hospitalières et universitaires, instaurant le temps plein hospitalier.

Puis viennent les réformes qui changent progressivement l’Internat : suppression de l’externat en 1968, apparition du numérus clausus en 1981.

Entre 1984 et 1987, le résidanat est remplacé par l’internat de médecine générale. Ce dernier disparaît après une crise hospitalière en 1988.

En 2004 prend fin le concours de l’Internat, remplacé par un Examen Classant National.

 

Toute réforme implique une réflexion sur le rôle et la considération de l’interne dans la société. Mi-étudiant mi-salarié, il paye ses droits d’inscription à l’université mais il n’a pas signé de contrat de travail et a besoin d’un certificat d’aptitude physique et psychique pour entrer en fonction.

Participant toujours aux soins et aux gardes, il est une aide secondaire, fort utile.

La féminisation progressive, 60% des effectifs, montre l’intérêt pour les femmes d’une profession peu à peu délaissée par les hommes. Les salles de garde ont persisté depuis plus de deux siècles et continuent à vivre par leur nécessité dans le métier d’Interne.

 

Sabine MARES

 

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