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Lettre de l'Internat n° 67

Editorial

Gabriel KO

Voici donc arrivé ce moment tant attendu par bon nombre de nos concitoyens : la rentrée !

A vrai dire, personne ne semble pouvoir échapper à ce mouvement général, et certainement pas les Internes. Mais à quoi peut donc ressembler la rentrée dans le monde méconnu de l’Internat ?
C’est toute l’ambiguïté de notre statut que cette question interpelle : qualifiés d’étudiants, nous avons en effet à apprendre, et à rendre des comptes à l’Université, mais exerçant avant tout comme praticiens de la médecine, nous ne connaissons plus le rythme de l’année universitaire. Le praticien en formation qu’est l’Interne doit donc témoigner d’une souplesse que les rigidités du concours n’ont pas condamnée, et se battre sur tous les terrains.
Après un été hivernal passé assidûment au chevet du malade, la rentrée pourrait donc consister à continuer et finir son semestre … Oui … mais pas tout à fait…
Après un été hivernal, c’est à l’hostilité du climat qu’il va falloir se confronter. Bon nombre de problèmes liés à l’Internat ne sont toujours pas résolus … et pour certains pas même abordés…
Le premier d’entre eux est la qualité de la formation de notre formation, qui passe encore et toujours par la qualité des services hospitaliers ouverts aux choix des Internes. A ce titre les Commissions d’agrément et de répartition jouent pleinement leur rôle, dans un climat tantôt agité tantôt bon enfant (climat que les prévisions météorologiques annoncent régulièrement tempétueux…), et scellent chaque semestre les fameuses listes de choix que chacun attend et appréhende. Cette année encore nous avons dû taper du point sur la table pour ouvrir des postes dans une proportion raisonnable compte tenu de l’augmentation du nombre d’Internes : il faut à nouveau rappeler notre attachement au maintien d’un taux d’inadéquation garantissant l’excellence de notre formation, et pour ce faire la nécessité d’une liberté de choix suffisante.
Une autre question cruciale est à l’ordre du jour et devra trouver une solution efficace : le logement des Internes. Cette année a vu se poursuivre un gros travail au sein du Comité de l’Internat, dans l’espoir que les Internes les plus jeunes soient accueillis comme il se doit. Il en va de l’attractivité de l’Internat en Ile-de-France, qui ne peut tolérer, quelle que soit la qualité des services hospitaliers, la paupérisation de l’Interne francilien. Il faudra bien, un jour ou l’autre tenir compte de cette flagrante inégalité entre régions, au gré du prix de l’immobilier, inégalité qui touche tous les échelons hospitaliers mais dont les Internes sont les premières victimes.

En attendant respirez, profitez d’un hypothétique été indien, avant un nouveau semestre où vous retrouverez tous les ingrédients d’un bon internat : beaucoup de travail, beaucoup de découvertes, et l’acquisition de compétences que vous saurez faire rayonner une vie durant.

Bien à vous,

Gabriel KO

Fichiers attachés

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